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En Octobre 2006,nous sommes partis de SETE et après un voyage mouvementé sur le MARRAKECH(Tempête pendant 12 heures sur les 36 heures de traversée…)nous avons accosté à NADOR .L’habitude de la Douane ,le fait que le TOYOTA est à présent ‘’connu’’ des services administratifs ont fait que les formalités douanières ont duré moins de 1 heure 30. Départ pour MIDELT via GUERCIF ;le aprpaysage est assez monotone et la route souvent insuffisamment large pour un croisement avec un autre véhicule :après tout, le 4x4 est conçu pour ça et nous n’hésitons jamais à ‘’tutoyer’’ les cailloux des bas côtés pour que les petits camions marocains chargés exagérément, puissent eux, rester sur la partie asphaltée de la ‘’route’’. En fin d’après midi, nous arrivons à MIDELT et retrouvons avec plaisir l’auberge de Jaffar,son propriétaire et son personnel attentifs :Attablés dans un petit salon,devant un bon feu de cheminée, nous conversons avec un couple de français sympathiques et leurs 5 enfants qui voyagent en Renault Traffic.Vers 20 heures, arrive un groupe de motards qui se sont faits surprendre par des oueds en crue ;ils sont crottés et satisfaits de trouver un peu de chaleur, des chambres et la possibilité de se changer après une journée ‘’galère’’.Nous pressentons que les conditions climatiques passées(pluies diluviennes)ont créé un contexte particulier, à savoir des crues et de l’eau un peu partout. Après une bonne nuit, nous prenons la route et réservons par téléphone une chambre pour 3 à la Casbah Mohayut à MERZOUGA.Après une pause à ERRACHIDIA, c’est ERFOUD par la vallée du ZIZ, toujours aussi agréable à contempler.A la sortie d’ERFOUD, la route et la piste sont interdites ;la gendarmerie royale a barré la route et de nombreux véhicules sont arrêtés…Effectivement, l’eau est à perte de vue, il y a du courant et quelques tracteurs agricoles ramènent les véhicules qui se sont aventurés et qui, moteurs noyés, ont calé au milieu de cette ‘’mer intérieure ‘’.Le TOY étant équipé d’un snorkel parfaitement étanche et d’un tuyau d’échappement en hauteur et dépourvu d’électronique, avec les ‘’encouragements ‘’ des gendarmes et malgré le désaccord de ma compagne, je décide de suivre un groupe de 4x4 marocains qui n’hésitent pas une seconde à se lancer dans les flots boueux ;le 4x4 progresse doucement dans 70 cm d’eau.Au croisement d’un tracteur remorquant un véhicule ‘’noyé’’, la vague générée arrive sur le capot avant et sur le pare brise, nous obligeant à utiliser les essuies glaces …incroyable…et assez surréaliste.La progression se poursuit à très faible allure, tableau de bord au ‘’rouge’’.Tous les voyants allumés ;batterie et alternateur dans l’eau…Au bout de quelques kilomètres, nous arrivons sur un plateau, au sec, et soufflons un peu en discutant avec les conducteurs des 4x4 qui hésitent à s’engager et nous interrogent sur les difficultés rencontrées.Je décide de sècher le compartiment moteur en laissant tourner.Seul problème constaté :la perte de la plaque d’inmmatriculation avant , ce qui nous vaudra un contrôle de gendarmerie peu après,contrôle bon enfant comme souvent dans ce pays tolérant avec les touristes.Traversée de RISSANI, elle aussi dans l’eau ocre brun partout, partout …Arrivée à MERZOUGA ;prise de possession de notre suite à la Casbah Mohayut.Accueil toujours sympathique de Moha le propriétaire.Une petite virée au lac où nous voyons beaucoup de marchands et 2 flamants roses…Retour en ‘’ville’’ pour achat de piles et autres denrées indispensables puis l’auberge pour une nuit réparatrice après ces aventures ‘’liquides’’. Le lendemain, Pascale et Léa décident d’aller faire une promenade à dos de dromadaires et escaladent la grande dune :!paysage grandiose ;il y a quelques rares 4x4 qui tentent l’assaut des dunes mais globalement il y a peu d’activité touristique à MERZOUGA(et c’est tant mieux) Nous devions retrouver nos amis Françoise et Denis mais l’appel du ‘’grand Sud’’ a été le plus fort et c’est depuis LAAYOUNE qu’ils nous appellent et nous disent vouloir descendre encore plus bas et donc que les retrouvailles dans les dunes seront pour une autre fois… La piste MERZOUGA/ZAGORA étant impraticable à cause des inondations et des oueds en crue, nous décidons de remonter sur RISSANI et de prendre la direction d’ALNIF ;cette route est barrée ;la gendarmerie nous dit que nous pouvons passer et 3 km après, nous traversons un oued en crue mais sans commune mesure avec la hauteur d ‘eau de la veille ;nous rencontrons quelques routes inondées mais globalement, le voyage se poursuivra au sec… ALNIF à midi pour un repas dans une auberge , puis TAZZARINE,NEKOB et nous rejoignons ZAGORA.Les freins avant du 4x4 commencent à ‘’gripper’’,l’eau les a nettoyé et a remplacé la graisse dans les pistons.A ZAGORA, un jeune juché sur une mobylette nous accoste à un feu et nous demande si nous n’avons pas besoin d’un garage…A-t-il deviné ? Accoste-t-il tous les raiders en Toy ?Toujours est-il qu’il nous dit être le frère d’Ali, le garagistes que tous les concurrents des rallyes Maroc ou Dakar connaissent, que le garage est recommandé par le guide du routard et comme je ne pense pas faire l’économie d’une petite réparation, autant la faire chez ce jeune sympa.Nous décidons ensemble que cette intervention aura lieu le lendemain. Arrivée à l’hôtel Zagour pour une soirée étape très agréable(dîner sous tente berbère ,chambres spacieuses, accueil sympa et prix très corrects)Un jeune garçon me propose de me faire une réplique du TOY(en bois et métal) et le résultat est assez fantastique ;c’est d’ailleurs le souvenir de ce ‘’Maroc 2006’’ qui m’est le plus cher… 9 H ce mardi matin ;il fait beau, la chaleur est supportable.Le TOY entre au garage NASSIR :démontage,nettoyage des freins ;la casse d’une durite ne pose aucun problème,elle sera ressoudée et cette réparation de fortune nous permettra de rentrer en France sans encombre.Nous faisons la connaissance d’un couple de retraités bordelais qui voyage avec enfant et petits enfants en camping car.Un réglage de pompe et la confection d’un blindage moteur va les retenir après nous.Vers 13h tout est OK :le 4x4 est essayé et les freins fonctionnent à nouveau très correctement. Nous remontons sur OUARZAZATE et faisons une halte à AGDZ.La ville n’a rien de passionnant si ce n’est son marché aux dattes et les liens amicaux que nous tissons .Nous envisageons dans l’avenir l’achat d’un terrain et une construction qui pourra abriter le matériel de l’association AAA.Bonjour à Ali et Assan en disant à ce dernier au mois de Mars comme convenu nous nous retrouverons pour une découverte des pistes que lui seul connaît.A bientôt. Nous remontons sur OUARZAZATE.Très bonne halte à l’hôtel NADIA,le personnel est attentif et compétent :bonne adresse. Cette année, nous avons décidé de rester 2 jours à MARRAKECH pour que Léa y fête ses 11 ans.Bien sûr, la place JEMMA EL FNA est au programme avec les dîners incontournables à partir de 18h dans les gargotes à des prix imbattables ;avec un peu d’habitude et de feeling,on arrive à manger pas cher,très savoureux et avec des règles d’hygiène acceptables.Nous décidons ce jeudi matin d’aller explorer la vallée de l’OURIKA et de monter à OUKAÏMEDEN,la station de ski la plus haute d’Afrique.Surprenant,on se croirait dans une station française des années 70,dépaysement total,on a du mal en regardant les télésièges à penser qu’on est au Maroc ;il fait froid en ce début Novembre et en discutant avec des marchands on imagine la vie de ces habitants,rude avec la neige de Décembre à mi-avril.En tout cas,on se promet de revenir un jour en hiver profiter de la neige marocaine. Nous quittons MARRAKECH et l’hôtel IMILCHIL(à recommander les chambres du 6ème avec vue sur la Koutoubia et les montagnes enneigées de l’Atlas)pour une remontée tranquille sur AZROU via BEN MELLAL et KHENIFRA.Arrêt dans un petit restau de bord de route où l’on peut déjeuner pour quelques euros de délicieuses salades marocaines et de côtelettes d’agneau au barbecue. Nous visitons AZROU,vierge de touriste et pouvons nous fondre dans la foule sans être importunés ;quelques achats et nous passons la nuit dans un hôtel recommandé par le guide du routard mais que nous oublierons vite :accueil glacial pourtant nous étions seuls à dîner… :chambre quelconque,petit déjeuner insipide et note salée !nous le signalerons au guide du routard… Le lendemain nous allons voir le Cèdre Goursaud et poursuivons la piste pour tenter d’apercevoir les singes magots !Etait ce le froid ou le petit matin,on a beau ouvrir grands les yeux,nous n’avons vu qu’un seul singe frileux…un peu déçus,nous avons repris la route vers FES,TAZA et nous rejoignons NADOR(le Marrakech nous attend le lendemain)En suivant les recommandations de notre guide préféré,nous trouvons un hôtel en bord de mer et une table dans un restaurant de poissons que nous n’oublierons pas de sitôt… Le lendemain,après les formalités,en attente d’embarquement,nous faisons la connaissance de Michelle et Patrick,normands de domicile mais marocains de cœur,de retour d’un périple de 2 mois à caractère humanitaire.Nous ne pouvons nous voir à bord du ferry car ils passent comme Pascale,30h sur leur couchette,malades de la mer…Il faut dire que le retour est houleux .Nous ne nous reverrons qu’à l’arrivée et ils nous attendrons après la douane,ayant eu la chance de sortir avant nous et c’est devant un dernier thé à la menthe sur le port de Sète que nous nous quittons,nous promettant de nous revoir rapidement.C’est bon de rencontrer des gens biens. Le TOY requinqué par la perspective du retour nous a ramené en 6 heures dans notre Morvan.Fin du périple 2006. A bientôt. Norbert DELAGE
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